Atelier d'écriture "Invités, avec Syméon, à fêter le Christ, Lumière du monde "


Voici les fruits de l'atelier d'écriture 

du 6 février 2025

Chandeleur

Cinq heures du matin, il fait encore très froid, heureusement que j'ai une bonne doudoune très chaude. L'aube n'est pas encore levée mais , dans cette nuit noire, nos chandelles allumées nous montrent le chemin. Nous marchons en silence, tranquillement derrière notre guide et cher aumônier qui mène le pèlerinage.

Au dessus de nos têtes, le ciel étoilé. Mon cœur est rempli d'une émotion intense : quelle joie d'être entourée, accompagnée de tous mes amis les plus chers ( André, Véronique, Mireille, Jean-Pierre, Éliane, Omer, Catherine, ) Ensemble nous allons fêter la Chandeleur à Notre Dame d ' Utelle. Je tiens fermement mon flambeau et j'avance. Je contemple la voûte étoilée et mon âme se dilate, s'expanse jusqu'aux confins de l'univers.

Je dirige mon regard vers mes compagnons de marche : tous ils ont le front sérieux mais de la lumière brille au fond de leurs yeux. Dans mon cœur monte un chant de reconnaissance, de gratitude pour chacun d'entre eux. Je me sens réconfortée, réchauffée, transportée par cette marche collective. Que serais je sans toutes ces présences vivantes, animées, chaleureuses qui m'entourent ?

« Oui, Christ est mon espérance, mais la Lumière du monde c'est dans vos yeux à vous, mes amis et fidèles compagnons, que je La trouve ! »

E.G.

Procession

Il est 5 h, je tiens ma chandelle allumée.

Ce fut difficile de se lever, de répondre à l’invitation de porter l’évangile, de porter une chandelle, dans la nuit, nuit emplie de trouées lumineuses qui commencent à se mettre en marche, plus ou moins tremblantes.

Nous avançons, pas à pas, je sens le modelé des pavés du Vieux Port sous mes pieds. Nous avançons, les trouées lumineuses dans la nuit s’agrandissent, vacillent, augmentent de plus en plus.

La procession avance lentement, tranquillement, des regards s’échangent, les bouches s’ouvrent pour laisser échapper un mot, une note, une parole.

Nous voici rendus à l’abbaye Saint Victor, nous y pénétrons, la procession descend dans les profondeurs de Saint Victor qui s’illumine doucement, lentement, en vagues successives. L’abbaye resplendit de la nef jusqu’à la crypte.

Force de la lumière qui habite le cœur de chacun.

Alain


Dans une procession de la Chandeleur.

Cinq heures du matin, l’aube n’est pas encore levée. Dans la nuit je vois poindre, ça et là, venant des quatre coins de la place de l’église, des dizaines de petites flammes, se rassemblant progressivement pour aboutir à former comme un cortège. Et j’en fais partie, tenant fermement ma chandelle allumée.  

Ces lumières dans l’obscurité, portées par des inconnus, font se lever en moi un étrange sentiment : pourquoi suis-je venue me mêler à cette foule, pourquoi sommes-nous là, tous ensemble, avançant vers le jour en même temps que la nuit doucement se retire ? Il y a comme un filet d’allégresse qui s’invite dans mon cœur, une légèreté, de celle qui monte en  nous lorsque l’on dépose une inquiétude et que l’on se laisse envahir par une certitude apaisante. Toutes ces flammes allumées autour de moi semblent me dire quelque chose de la Vie, de sa chaleur, de sa beauté. Une vie partagée où chacun, à sa place, se sent relié aux autres. Fraternité humaine.

Anne-Marie

Mon attente, mon espérance actuelle.

Je suis à Assise en ce début février 1961 avec Anne, mon épouse depuis quelques jours. Nous sommes dans la procession de la Chandeleur, nos cierges allumés, nous marchons d’Assise à l’ermitage des Carceri. Nous parlons avec un couple venu des Etats-Unis pour fêter ses dix ans de mariage. Nous pensons aux enfants que nous désirons avoir. Quelle joie quand ils sont venus ! Eric à la fin de l’année et sa petite sœur, Catherine, sept ans plus tard. C’était notre plus grand désir et il a été comblé ; merci Seigneur !  Mais qu’attends-tu de moi, Seigneur,  maintenant que je suis seul ?  Que je vive jusqu’à ton retour glorieux à la fin des temps ?  Je ne demande que cela, c’est aujourd’hui mon plus grand désir.

 Hugues




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